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Comment optimiser un site par les tests utilisateurs ?

Publié le 7 février 2011 dans Actualités, Optimisation, Tests utilisateurs
12 commentaires

Lorsque l’on s’intéresse à l’expérience client sur un site ecommerce, plusieurs méthodes cohabitent pour optimiser sa performance commerciale.

L’optimisation : un véritable enjeu, après le trafic

Entendons-nous bien. Optimiser un site correspond bien à modifier tout élément d’interface, du plus petit au plus grand, qui aurait la propriété d’améliorer le taux global de transformation indépendamment des variables externes : qualité du trafic, saisonnalité ou prix. C’est, d’une part, un travail de design et d’ergonomie et, d’autre part, un travail d’ordonnancement de l’offre.

Objectif n°1 : faciliter les interactions

Plus vous facilitez les interactions, plus vous donnez la bonne information au moment où l’internaute l’attend, plus vous mettez en avant un produit, plus la chance que l’internaute l’ajoute au panier et l’achète augmente (pour faire simple). A cause de l’augmentation vertigineuse du prix de l’acquisition de trafic, c’est un enjeu primordial dans le ecommerce aujourd’hui que de s’intéresser à l’optimisation.

L’optimisation est primordiale sur les sites à fort trafic

Sur certains sites à très gros trafic, l’optimisation d’un tunnel de commande, en améliorant le feedback sur un formulaire, par exemple, peut être à l’origine de gains conséquents sur la transformation, et, par voie de cause, sur le CA. Et cela, souvent, pour un investissement modeste et pérenne comparativement à l’achat de liens sponsos, de campagne d’affiliation ou de visibilité. Lorsque la rentabilité apporté par le trafic stagne, c’est le moment de s’intéresser à l’optimisation de site.

Sur ce site, gagner 1/10ème de point sur le taux global de transfo permet déjà d'amortir l'investissement en optimisation. Le gain est définitif et récurrent.

Oui, mais comment faire ?

Web analytics et audit

Analyser vos statistiques de fréquentation vous permettra sans doute de définir les principaux points de fuite de votre site. C’est vrai, mais malheureusement, cette analyse ne se prête pas bien à la résolution des problèmes. Déceler un taux de rebond trop fort dans un tunnel de commande est sans doute un indice, mais rien, hormis un faisceau de présomptions ne vous permettra de trouver la clé du problème. Et vous en serez dès lors réduit à tester différentes hypothèses via des tests A/B ou multivariés.

Un audit ergonomique peut également se prêter à l’optimisation d’un site, mais l’inconvénient des audits est qu’ils priorisent rarement les problèmes détectés. Qui plus est, ils sont très loin d’être exhaustifs et infaillibles. Comme nous le rappelle Amélie Boucher dans Ergonomie Web, « Malgré tous les experts du monde rassemblés autour d’une interface, vous trouverez toujours des choses inattendues en tests utilisateurs. »

Tests utilisateurs

Pour notre part, nous pensons que ni une méthode ni l’autre n’est suffisante pour comprendre pratiquement les problématiques spécifiques à votre interface et nous préconisons dans tous les cas de les compléter avec les tests utilisateurs, dont nous nous sommes fait une spécialité.

Ceux-ci ont l’immense avantage de pouvoir détecter les défauts d’interface du point de vue de l’utilisateur final qui, dans le cas du ecommerce, rappelons-le bien, peut également être votre client. Cela peut surprendre, mais ce qu’un expert peut décrire comme un défaut peut, dans beaucoup de cas, ne pas l’être aux yeux d’un testeur. A l’inverse, beaucoup de défauts décelés par un test n’auraient jamais pu être détectés par un expert.

Les tests utilisateurs décrivent la réalité.

Ménager le réservoir à énervement des utilisateurs

Ce qui se passe durant un test est ce qui se passe vraiment, dans la vraie vie. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce constat. Plus nous faisons de tests, plus nous nous en apercevons. Mieux encore ! Les défauts que nous détectons sont souvent connus par nos clients, mais ils n’en tiennent pas compte, parce qu’ils y sont habitués et pensent qu’ils ne gêneront pas les internautes. C’est le cas pour 60% des défauts que nous détectons. Et ce sont eux qui, empilés les uns sur les autres, se répétant plusieurs fois au niveau d’une session, usant les nerfs de l’utlisateur, finissent par le faire abandonner une navigation (et donc, parfois, une commande).

Screenshot d'un test utilisateur avec eye-tracking

Aplanir les défauts pour optimiser le taux de transfo

Notre métier est d’aplanir cette rugosité naturelle des sites, de diminuer et de lisser toutes ces petites protubérances (ces défauts petits et grands) qui viennent gêner la navigation. Ce n’est pas un travail de bûcheron. C’est un travail de sape, lent, consciencieux, qui, petit à petit, et de manière continue, améliore l’expérience utilisateur et rend un site plus facile à naviguer, plus agréable, et plus compétitif. C’est en corrigeant tous les défauts détectés par ordre prioritaire d’impact sur le tunnel de commande que l’on optimise le taux de transformation.

Pour prioriser les défauts, la règle veut que plus l'on approche du point de conversion, plus la propension à l'abandon de panier est grande. Les défauts du tunnel de commande sont donc généralement les premiers à corriger si l'on veut gagner rapidement des points sur son taux de transformation.

Les tests, un outil puissant de récolte des défauts

En moyenne, un test utilisateur de 12 testeurs permet de relever de 20 à 60 défauts sur un site ecommerce « classique » (80% des défauts), répartis sur une échelle de priorité fonction de leur sévérité, de leur récurrence, de leur occurence et de leur proximité avec le point de conversion finale de votre site (la commande). Un tel relevé, s’il est pris en charge point par point permet de gagner naturellement plusieurs points de transformation, comme ça peut être le cas pour un simple problème d’intitulé de bouton (voir l’exemple de Ipso Presto). Nul besoin de tests A/B pour le vérifier, même s’il est toujours rassurant de pouvoir confirmer des hypothèses par des chiffres. Mais bien sûr, un test A/B, ce sera encore du temps de mise en oeuvre, de développements supplémentaires et au final, de temps perdu (?) pour vérifier quelque chose que l’on sait déjà.

Graphiques de priorisation des défauts. Un bon travail d'optimisation permet de diminuer et d'abaisser le niveau de sévérité ainsi que la fréquence des défauts. A gauche, un site avant correction. A droite, les défauts ont été réduits. en conséquence, la conversion devient meilleure. Il n'est malheureusement pas possible de quantifier le gain potentiel sur le taux de transformation du site d'après un nombre donné de défauts ou un niveau de sévérité.

L’apport essentiel du eye-tracking

Dernier point, le eye-tracking. Pourquoi avons-nous cette solution, décrite parfois comme luxueuse ? Il s’avère, expérience faite, que le eye-tracking permet de représenter objectivement le parcours non seulement oculaire, mais réel, de l’utilisateur dans son environnement. Le point rouge (voir screenshot plus haut) est réellement une symbolisation indispensable de l’internaute parcourant l’espace du site web. D’où le petit rond au dessus du X sur le logo de Wexperience !

12 commentaires pour “Comment optimiser un site par les tests utilisateurs ?”

  1. L’optimisation du Taux de Conversion est essentiel pour tout site e-business.

    Beaucoup de clients commencent à acquérir une culture web et pensent notamment que le référencement et l’audience (qualifiée ou non !) sont le nerf de la guerre (c’est certes important d’obtenir du trafic qualifié pour convertir !).

    Cependant, les e-commerçants n’ont pas toujours conscience de l’importance du taux de transformation d’ou un travail de pédagogie indispensable sur l’ergonomie et les tests A/B.

    Le TC qui engendre une hausse du CA, c’est un argument qui fonctionne en général ;)

  2. […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Capitaine Commerce, Agence LunaWeb, Julien Ducerf, ubaldi, e-komerco et des autres. e-komerco a dit: RT @Capitaine: RT @wexperience Comment optimiser un site par les tests utilisateurs ? http://bit.ly/h2i8v2 […]

  3. Salut Olivier,

    Je pense en effet que la méthode la plus efficace pour optimiser sa transfo est une combinaison d’audit statistique (mesure avant), de tests utilisateurs (Eyetracking en tête pour la qualité de mesure) et de validation en AB testing ou test multivarié (mesure après) qui ne seront pas du « temps perdu » mais qui permettront des mesure de ROI (retour sur investissement) très précis des projets pour négocier plus facilement les étapes d’après.

  4. « un test utilisateur de 12 testeurs permet de relever de 20 à 60 défauts sur un site ecommerce « classique » (80% des défauts), »

    D’ou viennent ces chiffres ? Je te ferais simplement remarquer que ça veut dire q’un site « classique d’ecommerce » n’aurait pas plus 75 défauts, ce qui est bien sur erroné. En réalité plus on cherche, plus on multiplie les techniques d’inspection, de tests utilisateurs, d’analyse des logs, plus on trouve de défauts, c’est quasiment sans fin.

    J’avais écris un article sur le sujet, sur mon blog, qui précise justement la validité des résultats obtenue avec un test utilisateur et ce qu’on peut en faire. http://blocnotes.iergo.fr/articles/tests-utilisateurs-mythes-et-realites/

    Tu peux aussi regarder la série de recherches faite par Rolf Molich, Comparative usability evaluation sur dialogdesign.dk

  5. @Raphaël : ces chiffres sont ceux que nous avons constaté sur nos tests. Ils ne constituent pas une norme ni une référence, mais une idée de la quantité d’informations que nous pouvons récolter durant un test. Par ailleurs, je suis d’accord que l’on peut trouver une infinité de défauts sur un site si l’on en prend la peine. Mais dans le cas d’un site ecommerce, quand on en a déjà trouvé quelques dizaines, on est sûr d’avoir une feuille de route remplie pour l’année. Pragmatisme, pragmatisme…

  6. Je te rejoint sur ce dernier point. Les tests utilisateurs sont parfait pour trouver une « courte » liste de défauts à corriger, avant de refaire un cycle d’évolution. Les divers méthodes d’inspections ne sont pas à négliger, elles sont aussi efficientes que des tests utilisateurs.

  7. Comme le dit Sylvain, l’idéal est de faire un mix des web analytics, de l’inspection ergonomique, des tests utilisateurs, ainsi que des tests A/B.
    Pour ma part, pour l’heure, Wexperience a choisi de se positionner sur les tests utilisateurs qui nous semble permettre de dégager au plus vite les défauts vraiment vécus par les utilisateurs. C’est encore plus vrai sur les sites ayant déjà une bonne utilisabilité.

  8. Pour avoir testé ce genre de démarche sur un site non-marchant type extranet clients, puis sur un portail là encore non-marchand ; il est à noter que le gain de CA de l’e-commerce trouve un alter ego tout aussi important sur les portails web : l’engorgement des services d’assistance à l’utilisateur, qu’il s’agisse du téléphone ou des boîtes emails de support. Bref, l’investissement dans un nouvel outil de production Web devrait toujours compter avec une phase analytique/observatoire sur au moins 3 mois, laquelle permet de construire une recommandation au regard des stats et informations accumulés en enquête utilisateur / en collecte analytique d’audience.

    Bref, affaire à suivre!

  9. @Nicolas : tout site peut être testé pourvu qu’on définisse clairement les KPI. Et effectivement, ça ne concerne donc pas que le ecommerce. Merci de ta remarque.

  10. Un très bel article, cher confrère et homonyme :). Magnifiquement didactique. A noter également qu’un site marchand sur 2 est testé en UK. On est encore loin, très loin de cela en France. Mais ça vient :)

    /Olivier Marx
    Altics

  11. Merci, cher concurrent :-)

  12. […] http://www.wexperience.fr/old/tests-utilisateurs-et-optimisation-de-site […]

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